
Aujourd'hui, l'Education Nationale se mobilise pour sauver ce qu'il reste de ce système qui fait tant honneur au mot Egalité gravé sur nos prefectures... De Robien, lui, ne doit pas savoir lire...
Ca commence par un mot d'ordre : Rendez-vous demain 10 heures, Place des Grands Hommes. Alors on se lève tôt, on s'habille chaudement, on met ses meilleures basket et hop, on rejoint une bande de gars munis de sifflets et drapeaux, non pas pour faire un foot, mais pour...geuler... Oui oui pour geuler... Et le plus fort possible... Et franchement ça fait un bien fou... Je sais, ça peut paraître futil de rappeller ça, ç'est si évident... Eh ben non, ça l'est pas, pas pour tout le monde, ça l'est de moins en moins en tout cas... Les étudiants, les profs, les ouvriers, les routiers, les cheminots, les gaziers (non pas les mecs cools mais les gens qui bossent à GDF) et bien d'autres... Je m'adresse à tous ceux -là...
Il est dans ce pays, une saine tendance à la critique et à la méfiance. Ceci n'est pas un cliché, et à mon avis, plutôt une bonne chose...
Pourtant, les syndicats de travailleurs se vident massivement, l'engagement politique dans des partis est presque perçu comme de la collaboration, et devient de plus en plus reservé à une élite un tentinet culcul, style premier de la classe et futur énarque ; le monde associatif lui-même, grand acteur de la vie politique au sens large pati très largement du désintérêt massif des citoyens à l'egard de ce qui les entoure.
Que dire encore des syndicats étudiants dont l'histoire ressemble à celle de PSG. 10 ou 15 ans plus tôt, chaque fac de France proposait aux étudiants un grand choix de modes d'expressions à travers toutes formes de syndicalisation. Ca faisait partie du délire, outre les cours, les nombreuses clopes et café consommés, les longues séances dans les Bibliothèques Universitaires pour y dénicher la perle rare, l'estomac noué devant le panneau d'affichage des résultats, faire des études impliquait le millitantisme.
Tout était une cause à défendre potentielle, ainsi, les Zapatistes, les Ecologistes, Les Educationistes, Les Laïcistes, Les Anarchistes, Les Sanskristes...J'en passe..., y allèrent de leur revendications acharnées...
Bref, l'étudiant militait... Et ce qui comptait n'était pas à mon sens le fond, mais la forme de ce grand bordel, qui fabriquait non pas de parfaits étudiants, ni de futurs grands dirigeants mais des adultes ... intéressés et un peu avertis...
Aujourd'hui, le syndicalisme étudiant tient de la parodie, quand il existe ; en effet, certains taux de syndicalisation avoisinent les 0,1 % dans certaines facs. Que dire encore du taux d'abstention des étudiants lors des votes de leurs représentants qui frôlent souvent les 90 - 95 %.
A la décharge de ceux-ci, le panel censé représenter les étudiants est de moins en moins alléchant. Deux gros syndicats écrasants, un à gauche et un à droite (ça vous rappelle rien?), puis de part et d'autre, de multiples petites saloperies trop souvent extrémistes et qui ont oublié depuis bien longtemps pourquoi elles se battent. Le Penistes, Fondamentalistes religieux, Ultra-libéraux ou encore Anarcho-Stalinistes citant Lenine à tout bout de champ (Je rappelle que Lenine, au cour de son "oeuvre" a interdit le syndicalisme).
Alors là, j'avoue avoir un faible pour eux... Luttant farouchement contre le capitalisme sauvage, VANS aux pieds et veste ADIDAS sur les épaules, ne se lavant que très peu, pour faire quand même pauvre un peu, mais surtout pour faire chier leur mère ; ils sont en colère, ah ça oui, et tout rouge en plus, mais faut pas leur dire qu'ils ont tort de s'énerver, parce que EUX, ils savent...
Je terminerai ce pamphlet en excusant le piteux état de l'engagement des français. En effet, les vrais responsables ici, à mon sens, ne sont pas les citoyens, ben non, ils n'y ont aucun intérêt. A quoi ou à qui peut servir un peuple desintéressé aux questions communes de vie en collectivité...
Vous connaissez l'adage : Diviser pour mieux régner... Alors, à qui profite le crime?...
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